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Séminaires

Séminaires et ateliers 2024/2025

Le Centre d'histoire des philosophies modernes de la Sorbonne a pour vocation de contribuer à la formation des étudiants de master et des doctorants en histoire de la philosophie moderne et contemporaine.

Les différents séminaires du Centre, les colloques, conférences et journées d'études  qui y sont organisés sont l'occasion d’échanges privilégiés entre chercheurs et étudiants.

Certains de ces événements font l'objet d’une publication sous la forme de volumes d'Actes qui peuvent être consultés par les chercheurs à la bibliothèque du Centre.

hiphimo Sorbonne

Pour s'inscrire sur la liste de diffusion hiphimo-Sorbonne et recevoir toute l'actualité du Centre :

hiphimo-sorbonne@univ-paris1.fr

Séminaire commun

Séminaire commun du Centre d’histoire des philosophies modernes de la Sorbonne

Le Centre d'histoire des philosophies modernes de la Sorbonne regroupe des chercheurs qui ont en commun de tous pratiquer l'histoire de la philosophie, mais sur des sujets suffisamment variés pour que la question des méthodes mises en œuvre pour faire de l'histoire de la philosophie mérite d'être posée. L’objectif du séminaire est de créer la possibilité de ce questionnement, en organisant la rencontre, parfois inédite, de deux objets de recherche. Chaque séance comprendra deux interventions de trente minutes : celle d’un doctorant et celle d’un chercheur confirmé. La présence d’un « modérateur » est destinée à permettre d’engager une réflexion, avec l’aide des participants, sur les différentes manières dont un historien de la philosophie peut saisir ses objets et les constituer. En produisant des articulations théoriques entre des objets parfois thématiquement, mais également historiquement distincts, il s’agit d’éclairer l’histoire de la philosophie au travers de ses pratiques.

Inscription : philo-recherche@univ-paris1.fr

Critique de la religion

Séminaire organisé par Sylvia Giocanti et Ayse Yuva

Le séminaire est lié au projet de politique scientifique du centre HIPHIMO : "Les critiques de la religion : regards croisés entre l'époque moderne et l'époque contemporaine (ECRELINF)".

A partir d'une étude historico-philosophique des critiques de la religion à  l'époque moderne (Spinoza, Hobbes, Bayle, les Lumières françaises et allemandes), au XIXe siècle (Hegel, Marx et les Jeunes Hégéliens, les différentes querelles du panthéisme, Nietzsche, Freud), le projet entend interroger les conditions actuelles d'une critique de la religion, dans un contexte marqué par l'augmentation des tensions autour de la question religieuse. La définition de la religion comme ''opium du peuple" a pu orienter une lecture de la modernité, à partir d'un récit opposant la raison-émancipation à la religion-aliénation. Pourtant, le retour du phénomène religieux au XXIe siècle et la crise du rationalisme hérité des Lumières invitent à  opérer, à  partir du contemporain, un retour critique sur l'histoire des rapports entre raison et religion à l'époque moderne et contemporaine.

Le séminaire se propose donc de formuler un diagnostic critique, au sens large du terme, sur l'histoire des rapports entre raison et religion. En d'autres termes, il s'agira tout simplement d'élaborer le programme d'une histoire critique des critiques de la religion.

Hegel et l’idéalisme allemand

Séminaire organisé par Bruno Haas (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Gilles Marmasse (université de Poitiers) 

« Invention et advenue de la Nature autour de 1800 »

Dans la philosophie transcendantale, la « Nature » devient un terme technique dont le sens est dominé par l’objectivation scientifique dont Kant est l’un des théoriciens les plus avancés. Dans sa théorie de l’objet (« Gegenstand überhaupt »), il élabore moins une théorie de l’expérience quotidienne devenue douteuse après Hume et rassurée par un apriorisme subjectif que plutôt une appréciation, voire une déduction précoce du phénomène de la modélisation scientifique. La « Nature » de Kant est définie avant tut par un groupe de « principes » (Grundsätze) qui en stipulent le caractère fondamentalement quantifiable et formalisable. La Nature est quantité (1) extensive et (2) intensive, (3) elle est (a) constance quantitative, (b) succession et (c) tissu de réciprocités réglées par des relations quantifiables (exactes). La modalisation (4) de la Nature selon les postulats a une fonction structurelle, mais pas descriptive de la nature, Kant n’a pas théorisé sa quantification (si importante en physique moderne dans le calcul des probabilités).

Dès la première génération des philosophes « post-kantiens », la philosophie transcendantale et son approche de la nature inspire des réactions divergentes, encouragées notamment par la théorie kantienne de la vie qui semble rompre le cadre de son déterminisme rigide (et relativisé seulement par son éthique). Schelling concevra sa philosophie de la nature en l’orientant vers une recherche, avant tout, sur la vie interprétée d’une façon plus affirmative que Kant et en tout cas d’une façon bien plus développée. La Naturphilosophie Schellingienne inspire des approches naturalistes qui commencent lentement de se placer dans une position de contestation au sein des sciences naturelles au début du XIXe siècle tout en maintenant un lien avec la discussion scientifique internationale. La scission avec les sciences devient plus nette dans l’œuvre de Schopenhauer dont l’opposition polémique à Schelling et Hegel semble cacher une adhésion parfois troublante surtout à l’œuvre du premier. Cette scission n’est pas tout simplement due au fait que la philosophie perd tout contact avec le réel et préfère se maintenir dans des élucubrations « métaphysiques » (entendons : « gratuites ») que plutôt par le fait que le concept même de Nature semble commencer à se scinder. Cette scission du concept de « Nature » est un fait observable empiriquement dans la pensée et la culture occidentale suite à l’invention de la philosophie transcendantale. Dans une mesure qu’il s’agirait de préciser, elle semble même en être une conséquence. Cette scission semble précéder et annoncer ce que Husserl appellera plus d’un siècle plus tard, la crisis de la culture occidentale. Quelles significations le terme « Nature » acquiert-il au début du XIXe siècle dans les écrits de Hegel, Schelling, Schopenhauer et d’autres face et en réponse à la philosophie transcendantale ? Autour de 1800, la Nature semble se réinventer, sans doute en réponse à une situation historique nouvelle dans laquelle elle commence à occuper et à inquiéter les humains d’une façon nouvelle.

La position de Hegel dans ce débat mériterait un examen approfondi. D’une part, Hegel se situe plutôt du côté du scientisme kantien avec son interprétation de « l’objectivité » qui, comme celle de Kant, semble constituer une contribution majeure à la théorie de la modélisation et de la technique, mais sa réception de la Naturphilosophie du jeune Schelling, d’autre part, reste une source majeure pour la philosophie de sa maturité, notamment dans sa conception de la vie à laquelle Hegel donne une position clé non seulement dans la philosophie de la nature, mais encore dans la logique. On ne s’étonnera donc pas si les interprétations de l’approche hégélienne de la nature divergent.

Dans ce séminaire, nous voudrions inviter à questionner à nouveaux frais le développement de la notion de Nature autour des auteurs évoqués et ce faisant questionner notre usage contemporain de cette notion devenue si présente dans le débat politique.

 

Hegel, Science de la Logique : Le concept de vie III

Séminaire Bruno Haas

Dans notre lecture des chapitres consacrés à la notion de vie dans la Logique de Hegel, nous élaborons une nouvelle interprétation de ce morceau central. L’idée de vie possède une valeur opérationnelle qui permet d’accorder à la vie un statut « ontologique » particulier : La vie est quelque chose qui répond à un concept anticipatoire. De cette situation logique, Hegel déduit un certain nombre de caractéristiques générales de la vie. Nous nous occuperons notamment de la forme logique des ces trois dimensions du vivant : sensibilité, irritabilité et reproduction (= « processus du genre » et sexuation).

Texte : Wissenschaft der Logik, Livre III, section La Vie.
Traduction recommandée: Jarczyk/ Labarrière
Commentaire (éventuellement): P. Stekeler, vol. III
On pourra comparer aussi les chapitres de la Naturphilosophie encyclopédique (1830).

Hobbes@Paris

Séminaire organisé par Luc Foisneau, Sylvia Giocanti, Eric Marquer et Jeronimo Rilla

Le séminaire s’intitule Hobbes@Paris pour souligner, tout à la fois, l’importance intellectuelle des séjours parisiens de Hobbes et le fait que Paris continue d’être un lieu de passage pour les spécialistes de Hobbes du monde entier. Le séminaire a pour vocation d’attirer l’attention sur ce qui se fait sur Hobbes à Paris et en France, avec un souci d’ouverture et de pluralité quant aux méthodes et aux disciplines. Il s’agit d’étudier, en historiens, les archives de la présence de Hobbes à Paris, en historiens de la philosophie, les relations de Hobbes avec ses contemporains français (Descartes, Gassendi, Mersenne, Sorbière et les libertins érudits, etc.), mais aussi d’analyser, en philosophes, la réception contemporaine de la philosophie de Hobbes et l’importance de ce philosophe pour la recherche en sciences sociales, en sciences humaines et en sciences de la nature.

L’axe thématique du séminaire Hobbes@Paris s’intéressera, d’octobre 2024 à juin 2025, aux problèmes liés à la question de la religion chez Hobbes.

Le moment cartésien

Séminaire international de recherche sur la philosophie moderne
 coordonné par Éric Marquer, Laura Moretti et Paul Rateau

Si la philosophie cartésienne constitua pour la première modernité un moment fondateur, c’est certainement autant par les objections qu’elle a suscitées que par les principes qu’elle a énoncés. On entendra ainsi le « moment cartésien », non pas comme le moment du primat de la connaissance, dans lequel Michel Foucault voyait le trait distinctif de l’âge moderne, mais plutôt comme la possibilité de rendre compte de la complexité et de la richesse d’une période où la recherche de la vérité prend volontiers la forme de la critique et de la controverse.

Philosophies allemandes

Séminaire animé par Christian Bonnet, Franck Fischbach et Paul Rateau

Le séminaire « Philosophies allemandes » est consacré, depuis 2013, aux philosophies d’expression allemande dans toute leur diversité. Les séances, au nombre de six ou sept par an, ont lieu à la Sorbonne le lundi soir de 18h30. à 20h30., selon un calendrier publié au début de chaque année universitaire. Le séminaire est ouvert à toutes celles et tous ceux qui souhaitent y assister.

Philosophies de Dostoïevski

Les chemins de l'Idiot (1868-1869)

Séminaire organisé par Édouard Girard et Dounya Zouache 

Spinoza en Sorbonne

Spinoza en toutes circonstances

Coordonné par Thibault Barrier, Céline Hervet, Chantal Jaquet, Vincent Legeay, Pascal Sévérac, Ariel Suhamy

Fondé en 2000 dans le cadre de HIPHIMO et du CERPHI, UMR 5037, ce séminaire de recherche réunit une fois par mois environ à la Sorbonne des enseignants chercheurs, des professeurs du secondaire, des docteurs, des doctorants et des étudiants, qui s’intéressent aux recherches actuelles sur Spinoza.

Actualité de Spinoza

« No basta la substancia, requiérese también la circunstancia ». 
Baltasar Gracián, Oráculo manual y arte de prudencia, xiv (la realidad y el modo), 1647.

« Ce n’est pas assez que la substance, il y faut aussi la circonstance ». 
Traduction d’Amelot de la Houssaye, 1684.

L'actualité de la pensée de Spinoza tient entre autres dans la perspective qu'elle nous offre par rapport aux circonstances. Elle nous aide en effet à nommer ce qui se tient autour de nous, mais demeure souvent insaisissable, en raison de la vitesse des événements, ou de l'intrication des causes qui les déterminent.

Le séminaire vise un double objectif. D'abord, faire un usage circonstancié des écrits de Spinoza pour comprendre les crises, existentielles ou politiques, que ces textes aident à penser. Ensuite, dresser l’état des lieux des recherches spinozistes dans les circonstances actuelles.

 

Théories des arts à l'âge classique

L’art par la querelle (II) 

Séminaire animé par Thibault Barrier et Daniel Dauvois